Chères et chers collègues,

À l’exception des personnes indispensables à la survie, le coronavirus a confiné tout le monde et, en particulier, les personnes âgées à la maison. La décision fut bonne étant donné les risques encourus face à ce mal inconnu. Les décès survenus attestent de sa virulence particulière envers les plus affaiblis.

Cette pandémie met en lumière le travail méconnu des séniors pour toutes les tâches qu’ils remplissaient avec « professionnalisme ». Le grand nombre de nos concitoyens ne s’en rendait pas compte, tellement paraissaient normales et ancrées dans la pensée de chacun ces aides ponctuelles, telles que la garde des petits-enfants, les coups de main offerts aux enfants, ainsi que toutes les activités sociales, sportives ou culturelles bénévolement effectuées.

Le coronavirus a eu pour effet de fermer la plus grande garderie d’enfants de Suisse : du jour au lendemain, les grands-parents n’étaient plus à même de s’occuper de leurs petits-enfants. Mais ce n’est pas tout ; de très nombreuses activités bénévoles ont été mises à l’arrêt total parce que les seniors étaient confinés et qu’ils ne pouvaient plus assumer leurs précieuses collaborations : visites aux malades à domicile et en EMS, lectures aux personnes solitaires, accompagnements de fin de vie, aides aux achats, transports sanitaires, livraisons de repas, soutiens scolaires, animation de sorties, promenade de chiens… Toutes ces initiatives font chaud au cœur, en même temps nous ne pouvons pas nous empêcher de penser que cette liste pourrait s’allonger indéfiniment tant l’apport des séniors à la société est riche et varié. Leur contribution annuelle se compte en milliards.

Actuellement, nous constatons que d’autres bénévoles prennent le relais et c’est à saluer. La nécessité du moment pousse une population à l’entraide. La famille, les voisins, les administrations communales, les jeunes générations se mettent à la disposition des Aînés pour leur apporter aide et soutien, par le transport des commissions, par des téléphones aux esseulés, par des courriers, par des cours de gymnastique en ligne, par des cérémonies religieuses retransmises par la télévision, …. Merci à toutes ces personnes qui font fi de leur individualisme pour se découvrir bénévoles en participant à des actions gratifiantes et indispensables.

Gardons l’espoir de pouvoir reprendre bientôt toutes nos activités bénévoles et soyons sûrs que l’apprentissage de solidarité réussi durant cette crise du coronavirus va permettre à une relève de bénévoles de prendre le relais des Aînés. En attendant des jours meilleurs que nous espérons proches, restons chez nous, observons les mesures de sécurité édictées et préservons-nous !

Amicales salutations !

Jean-Pierre Salamin, président FVR