Le projet, financé par la Fondation Leenaards, a été lancé en janvier 2021 et se terminera en octobre 2022. Il vise à analyser l’impact social de la crise socio-sanitaire liée au COVID-19 sur les personnes âgées de 65 ans et plus. Les objectifs principaux du projet sont les suivants :

  1. Analyser, dans une perspective longitudinale, l’évolution de la situation des 65 ans et plus depuis la crise socio-sanitaire liée au COVID-19 et évaluer l’impact social à moyen terme de cette dernière sur les 65+.
  2. Approfondir les besoins non-couverts chez les 65+ et identifier d’éventuelles nouvelles problématiques sociales ainsi que de nouveaux groupes à risque révélés par la crise socio-sanitaire.
  3. Formuler des recommandations et des propositions de mesures d’intervention (y compris en prévision de nouvelles crises sanitaires) à destination des autorités et des organisations de terrain visant à garantir la qualité de vie et la participation sociale des 65+.

La récolte des données comprend trois volets : 1) une enquête par questionnaire (juin-août 2021) ;     2) des entretiens individuels (oct.-déc. 2021) ; 3) des focus groups plus spécialement axés sur la situation des résident-e-s en EMS (printemps 2022).

Le projet est appuyé par un comité d’accompagnement composé de représentant-e-s d’administrations cantonales, d’institutions publiques, et d’associations travaillant avec la population des 65+ et présentes dans les cantons romands.

Entretiens individuels

Les entretiens individuels doivent permettre d’approfondir les thématiques abordées dans l’enquête par questionnaire (p. ex. vécu des personnes âgées de 65 ans et plus pendant la pandémie, conditions d’existence, aide reçue et apportée, besoins satisfaits et non-satisfaits, contacts avec les proches, sentiment de solitude, cas de discrimination, etc.) Ils s’adressent aux aîné-e-s qui n’ont pas pu être atteint-e-s lors de l’enquête par questionnaire ainsi qu’aux personnes qui s’occupent d’eux/elles.

Plus précisément, nous prévoyons d’interviewer les trois catégories de personnes suivantes dans la partie francophone du Valais :

  1. Des aîné-e-s plutôt fragilisé-e-s (p. ex. isolé-e-s, peu connecté-e-s, aux revenus modestes, et pas forcément en bonne santé physique ou psychique) bénéficiaires des services du NOMAD. Il est prévu d’interviewer 4 personnes (idéalement deux femmes et deux hommes, provenant de régions différentes).
  2. Des proches aidant-e-s particulièrement impliqué-e-s en termes de volume horaire hebdomadaire ou d’intensité du soutien, ayant ou non en parallèle une activité professionnelle. Il est prévu d’interviewer 2 personnes (sexe et région peu importants, mais des personnes s’occupant d’aîné-e-s autres que ceux/celles qui seront déjà été interviewé-e-s).
  3. Un-e professionnel-le/stagiaire/civiliste travaillant dans l’accompagnement, le soutien, l’aide, ou les soins à domicile des personnes âgées (de préférence une personne avec une longue expérience du « terrain »). P. ex. service d’aide et de soins à domicile, Croix-Rouge, etc.

De manière générale, nous sommes intéressés à interviewer des personnes ayant fortement ressenti l’impact de la pandémie sur leur vie et leurs activités et qui éprouvent particulièrement le besoin de s’exprimer sur le sujet. Pour les trois catégories de personnes, les entretiens pourront se dérouler à distance (téléphone, visioconférence) ou en présentiel. Leur durée sera d’environ une heure.

Equipe de recherche : Prof. Christian Maggiori, Prof. Maël Dif-Pradalier, Dr. Mario Konishi, Département de Recherche appliquée & développement